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Apprentissage de commerce: «Pour moi, le fait d'avoir des responsabilités a tout de suite été une grande source de motivation»

Depuis douze ans, la Société des employés de commerce mène une enquête annuelle auprès des diplômé-e-s de la formation commerciale initiale portant sur les conditions de travail durant l’apprentissage. L'enquête actuelle auprès de 4500 diplômé-e-s montre que les jeunes professionnels aiment leur travail et sont très engagés.

La plupart des jeunes diplômé-e-s veulent continuer à se former. Ce qui est nouveau: l'importance accordée à la compatibilité entre travail, formation continue et vie privée a fortement augmenté. Par ailleurs, plus de 90% estiment au terme de leur formation être bien ou très bien préparés pour la vie professionnelle.

La formation commerciale initiale constitue un tremplin pour une carrière attractive et variée – comme en témoignent les portraits de Semiha Uslu et Corentin Marti.

Semiha Uslu (22)

SWICA, Lausanne et HEIG, Yverdon

J'ai commencé ma formation dans une école de commerce (ESC), mais le fait d'être sur les bancs d'école cinq jours par semaine ne me convenait pas. J'ai donc finalement opté pour la voie duale et effectué un apprentissage avec maturité intégrée chez SWICA. Etudier tout en découvrant le monde professionnel a été pour moi une révélation. Alors que je détestais la comptabilité ESC, je prévois aujourd'hui d'en faire ma spécialité: c'était donc bien l'organisation de la formation et non la matière qui posait problème.

Durant mon apprentissage, j'ai beaucoup apprécié le fait de changer d'affectation tous les six mois, cela m'a permis d'acquérir une vision globale des activités de mon employeur. Parmi les différents secteurs, j'ai eu une affinité particulière avec le service clientèle, au sein duquel le contact avec les assurés était à la fois intéressant et gratifiant.

Mes parents n'étaient pas enthousiastes à l'idée que je suive la voie duale. Ils ne sont pas Suisses et cette voie avait moins de valeur à leurs yeux. Mais quand ils se sont aperçus de tout ce que m'apportait le travail en entreprise, leur regard a changé. En première année nous étions 25 et en dernière année nous n'étions plus que 11: je suis fière d'avoir réussi une formation difficile et d'avoir su jongler entre l'école professionnelle, le travail en entreprise et les cours interentreprises chez Santésuisse.

Aujourd'hui, j'effectue une formation en haute école de gestion. Comme j'ai un jour de congé par semaine, je peux continuer à travailler à 20% au sein de mon entreprise formatrice. Après mon bachelor, j'aimerais suivre une formation d'experte comptable afin de pouvoir travailler plus tard dans le domaine de l'audit.

« Je suis fière d'avoir réussi une formation difficile et d'avoir su jongler entre l'école professionnelle, le travail en entreprise et les cours interentreprises chez Santésuisse. »
Semiha Uslu

Corentin Marti (19)

Helvetia assurances, Sion

Je travaille actuellement dans mon entreprise formatrice pour une durée déterminée de deux ans, durant laquelle je me forme au métier de conseiller en assurances. Ce n'est pas une option offerte à tous les apprentis, je suis donc très fier qu'on m'ait proposé ce poste. J'aime le domaine des assurances pour sa variété (ménage, bâtiments, véhicules, prévoyance professionnelle, assurance-vie, etc.) et parce qu'il concerne tout un chacun. Par ailleurs, mon activité implique des horaires très libres: quand je rencontre un client le soir, je ne suis pas tenu d'être au bureau le lendemain à 7h30. Je suis jugé sur le travail que je fournis et non sur les heures que j'effectue, ce qui est responsabilisant et motivant. A côté du travail, j'arrive à dégager du temps pour la musique (tambour, guggen) et le sport (entraîneur et arbitre de football) auxquelles j'attribue beaucoup d'importance.

Pour moi, le point fort de l'apprentissage de commerce réside dans la possibilité de confronter quotidiennement la théorie au monde réel. A l'école obligatoire, j'avais l'impression de travailler pour les profs ou mes parents. Durant mon apprentissage, ça a tout de suite été très différent parce qu'il y allait de l'image de l'entreprise: le fait d'avoir des responsabilités a tout de suite été une grande source de motivation.

Un CFC d'employé de commerce, c'est très bien, mais je ne souhaite pas en rester là. Si je peux intégrer à terme le service externe en tant que conseiller en assurances, je ferai la formation pour obtenir l'accréditation Cicero (autorisation de vendre des assurances). Si cela ne marche pas, je chercherai du travail dans le domaine des assurances pour faire un brevet fédéral.

« Pour moi, le point fort de l'apprentissage de commerce réside dans la possibilité de confronter quotidiennement la théorie au monde réel. »
Corentin Marti

Les personnes interviewées

Semiha Uslu

SWICA, Lausanne et HEIG, Yverdon

Semiha Uslu

Corentin Marti

Helvetia assurances, Sion

Corentin Marti

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