kfmv_Business_Excellence_Double_47_0113_RGB_300dpi

Devenir membre.

Context – notre magazine pour plus de succès au travail

Travailler ou rester au lit?

Faut-il rester chez soi quand on a le nez qui coule, qu’on est enroué et qu’on tousse? Cela dépend beaucoup de la profession exercée, selon le médecin du travail Claude Sidler, qui insiste beaucoup sur les mesures d’hygiène durant la saison grippale.

Médicaments contre les refroidissement posés en vrac sur une table de chevet
Photo du Dr. med. Claude Sidler

Dr. med. Claude Sidler, spécialiste en médecine interne générale et en médecine du travail à Brugg.

Peut-on se porter malade sans mauvaise conscience pour une bagatelle comme un refroidissement?

Avec un léger refroidissement, on est en général apte au travail. Si le refroidissement est plus grave et s’accompagne de fièvre et d’épuisement, on n’est plus en mesure de fournir de bonnes performances au travail et on risque de contaminer ses collègues. Cela n’a donc plus aucun sens. Parfois, le fait de travailler depuis chez soi à un taux réduit peut être une solution intermédiaire, pour autant que l’employeur le permette.

L’aptitude au travail dépend-elle beaucoup de l’activité exercée?

Exactement. Etre assis au chaud dans son bureau avec le nez qui coule, c’est une chose. Travailler un jour entier par temps froid sur un chantier, c’en est une autre. On peut s’en tenir à cette règle: si je ne suis plus en mesure de bien exercer mon travail, si le travail lui-même me rend malade ou aggrave mon état, je peux rester à la maison. La prudence est particulièrement de mise lors de maladies contagieuse et que le travail implique des contacts (santé, crèches, restaurants, et.).

Au travail, où se situe le danger de contagion?

Les refroidissements se transmettent par la projection de gouttelettes. Les virus et les bactéries changent d’hôte à travers le contact des fluides corporels des voies respiratoires supérieures. Les mains sont donc souvent une source d’infection: si on touche quelque chose sans s’être lavé les mains après s’être mouché, on propage ses microbes. Les poignées de portes, les robinets, les interrupteurs ou les barres de maintien des transports publics constituent de véritables sources d’infection.

Comment éviter d’infecter les autres?

Tout d’abord ne pas éternuer ou tousser dans ses mains sans les laver ensuite. Utiliser un mouchoir ou, si l’on n’en a pas, éternuer à l’intérieur du coude. Il faut aussi se laver et se désinfecter les mains plus souvent. Durant la saison grippale, je déconseille aux gens de se serrer la main, même si cela n’est pas toujours facile.

La vaccination fait controverse. Les employeurs en font la promotion, mais leur appel ne suscite que peu d’enthousiasme.

Je conseille surtout aux personnes faibles et aux personnes âgées de se faire vacciner. J’informe les plus jeunes des avantages et inconvénients pour qu’ils puissent se décider. La situation est plus délicate quand on travaille avec des patients gravement malades ou des nouveaux nés: là, l’intérêt des patients prime selon moi sur celui du personnel. Et ce d’autant plus qu’on peut être contagieux avant d’avoir des symptômes.

A quel moment faut-il consulter un médecin?

Il n’existe pas réellement de traitement efficace contre les virus. On ne peut donc pas faire grand-chose d’autre que de soulager les symptômes et de renforcer le système immunitaire. Une visite médicale s’impose lorsque les symptômes sont particulièrement longs ou forts. Ou en cas de fièvre prolongée au-dessus de 39 degrés, de douleurs aux oreilles, de difficultés respiratoires ou de frissons persistants, car il s’agit là de signes de maladies bactériennes graves (pneumonie, angine, otite moyenne) qui nécessitent un traitement antibiotique.


A lire actuellement dans le Context #12/2017

Informatique: des débouchés intéressants pour les femmes - Partenariat social: des étapes importantes ont été franchies - Conseil juridique: la manière aussi a son importance

dok_context-12-2017-fr-webdok_context-12-2017-fr-web

Afficher le Context en PDF conventionnel