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Travailler comme un groupe de rock

Les travailleurs indépendants proposent leurs services sur le marché en ligne. Leur recrutement se fait de plus en plus rapidement grâce à des plateformes intelligentes. Clients et prestataires sont
reliés en quelques clics.

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La gig economy passe à la vitesse supérieure. Près de 25% des travailleurs suisses exercent de manière indépendante – à temps plein ou à côté d’un poste fixe – un ou plusieurs emplois et passent d’un gig à un autre comme les groupes de rock. Cela s’explique d’abord par le fait que de nombreuses entreprises se montrent frileuses à engager des collaborateurs de manière fixe et préfèrent employer du monde en fonction de leurs besoins du moment.

D’après une étude de l’entreprise de conseil McKinsey et Deloitte, les engagements temporaires vont continuer de gagner en importance. Parmi les contributeurs de ce changement, il y a les employeurs, les employés et la technologie. Les plateformes numériques qui permettent de relier les acteurs entre eux jouent aussi un rôle clé.

L’entreprise Gigme, fondée en 2015, fait partie de ces plateformes. Les travailleurs indépendants peuvent y proposer leurs prestations en ligne de manière simple afin que les mandataires les réservent. L’élément pratique qui fait la différence avec les autres plateformes, c’est que les clients – par exemple des entrepreneurs individuels, des étudiants, des personnes réintégrant le marché du travail à temps partiel ou des groupes de projets – ne doivent plus se préoccuper des relations contractuelles, des contributions sociales, des assurances ou des impôts. Gigme gère toute la facturation des honoraires. «Nos clients sont virtuellement indépendants. Ils doivent pouvoir se concentrer sur leur activité principale sans perdre de temps à effectuer du travail administratif», explique Frank Ohoven, fondateur de Gigme. Sur la plateforme, les entreprises ont aussi la possibilité de publier des offres d’emploi ou de contacter directement les prestataires.

Une longueur d'avance

Les startups telles que Gigme concurrencent les prestataires de travail temporaire traditionnels parce qu’elles sont moins chères et plus transparentes. En général, avec les agences de travail temporaire, ni l’employeur, ni l’employé ne savent exactement quelle part du salaire le fournisseur se met dans la poche. Chez Gigme, on affiche publiquement toutes les retenues. Sur 100 francs de frais de salaire, 73 francs vont à l’employé, il y a 17 francs de charges sociales et les 10 francs restants sont perçus par Gigme pour son travail. Ce qui est peu par rapport aux prestataires de travail temporaire habituels qui, selon les recherches du journal Schweiz am Sonntag, perçoivent au minimum le double. En contexte de pression croissante sur les coûts, Gigme a clairement une longueur d’avance. Et les personnes privées, qui proposent leur prestation sur la plateforme et fixent elles-mêmes leurs prétentions, peuvent voir en un clic combien elles gagnent effectivement. Par exemple, un graphiste qui affiche un tarif horaire de 70 francs dispose au final de 50 francs dans son porte-monnaie.

Article complet à lire dans le Context #7/8 2017.


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