30. octobre 2012

Aperçu

UBS: Les partenaires sociaux doivent être associés aux négociations

L’ UBS a annoncé aujourd’hui la suppression de 10 000 postes de travail, dont 2'500 en Suisse. Le redimensionnement dans le secteur de la banque d’investissement n’est pas seulement une nécessité du point de vue entrepreneurial, mais aussi du point de vue politico-économique. Il est cependant de la responsabilité de l’UBS de faire en sorte que cette réduction des places de travail soit aussi socialement acceptable que possible. A cet effet, les partenaires sociaux doivent être intégrés au processus.

Compte tenu des conditions cadre économiques et politiques, la SEC Suisse comprend la décision de l’UBS de réduire son engagement dans le secteur de la banque d’investissement.

Elle trouve par contre irritant, le fait que l’UBS omette d’en informer préalablement les partenaires sociaux externes, contrairement à ce qui est prévu dans la convention collective des banques.

C’est la raison pour laquelle, on ne connaît pas encore les détails concernant les postes qui seront supprimés. Toutefois, outre les cadres et les haut-cadres, on peut s’attendre avec certitude à ce que de nombreux employés du back- et middle-office soient également touchés par cette mesure.

La SEC Suisse invite, de ce fait, l’UBS à rendre la suppression des postes de travail aussi socialement acceptable que possible en intégrant les partenaires sociaux externes dans le processus. En particulier il s’agit de prévoir:

  • Evaluation et mise en place de modèles de temps de travail ayant un impact sur le nombre de postes: en rendant possible des départs à la retraite anticipée par des mesures de compensations sociales et en transformant des postes à temps complet en postes à temps partiel, le nombre de licenciements peut être considérablement réduit.
  • Reconversions: le personnel administratif en particulier voit ainsi ses chances augmentées de retrouver rapidement un emploi dans un autre secteur que celui de la banque d’investissement.

Traiter les personnes directement concernées par ces mesures de manière respectueuse et équitable constituerait aussi un signal important pour les employés de tout le secteur financier. Les banques se trouvent au milieu d’une phase de restructuration particulièrement difficile dans laquelle elles ont besoin de personnel motivé. Cette motivation doit être préservée non seulement dans l’intérêt de l’UBS, mais aussi du secteur bancaire et de la place financière suisse en général.

Pour toute question complémentaire

Marie-Line Vuilleumier, secrétaire romande, tél. 078 802 06 69

Barbara Gisi, responsable de la politique des employés,
tél. 079 775 66 10