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16. mai 2019

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Les mesures visant à encourager le potentiel de main-d’œuvre indigène vont dans la bonne direction, mais le Conseil fédéral semble avoir oublié les femmes

Le 15 mai 2019, le Conseil fédéral a pris une série de mesures afin d’encourager le potentiel de main-d’œuvre indigène. Ces mesures visent à renforcer l’employabilité des travailleurs d’un certain âge, à permettre aux demandeurs d’emploi difficiles à placer de réintégrer le marché du travail et à mieux intégrer professionnellement les étrangers vivant en Suisse. Les associations d’employés de la plateforme saluent cette décision. Elles regrettent toutefois que l’intégration des femmes sur le marché du travail n'y soit pas thématisée, alors que les femmes représentent un groupe de main-d’œuvre non active largement plus grand. La plateforme se demande, si ces mesures font partie d’une stratégie globale pour le marché du travail suisse ou si le Conseil fédéral poursuit uniquement une politique du sparadrap.


La plateforme salue les six mesures d’encouragement du potentiel de main-d’œuvre indigène présentées le 15 mai 2019 par le Conseil fédéral. Elles renforcent la (ré)-intégration des personnes résidant en Suisse sur le marché du travail. Les mesures s'adressent tout particulièrement aux travailleurs âgés ainsi qu'aux personnes avec des diplômes de formation non formels ou étrangers, qui ont des difficultés à trouver un emploi. La plateforme regrette néanmoins que l’intégration des femmes sur le marché du travail ne soit pas spécifiquement thématisée dans ces mesures, cela, alors que les femmes représentent un groupe de main-d’œuvre non active nettement plus important. Des mesures d’incitations financières (p.e. imposition individuelle) ou améliorant la conciliation entre la vie professionnelle et la vie privée (p.e. structures d’accueil extrafamilial) ont un effet significatif sur l’emploi des femmes, souvent bien formées en Suisse.

La septième mesure présentée par le Conseil fédéral et qui prévoit une prestation transitoire pour les chômeurs de plus de 60 ans en fin de droit est un pas dans la bonne direction. « Travailler doit valoir la peine », souligne Stefan Studer, directeur d’Employés Suisse. « Une personne ayant travaillé toute sa vie ne devrait pas se retrouver à l’aide sociale, lorsqu'elle n’arrive pas à trouver de nouvel emploi. La problématique doit être intégrée dans une réforme fondamentale de la prévoyance vieillesse, qui aborde la question de l'âge de la retraite sans préjugé. » Mais l'équation ne joue pas, notamment en raison de l’évolution démographique. Trop peu de cotisants font face à un nombre croissant de rentiers. Malgré ce constat, les syndicats continueront, à l’avenir, à lutter de manière vigoureuse contre une harmonisation de l’âge de la retraite entre homme et femme, et encore plus contre une adaptation de l'âge de la retraite à l’espérance de vie.

De même, les syndicats s’opposent à l’accord-cadre négocié avec l’Union européenne. Le Conseil fédéral, qui présente les sept mesures comme des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes, semble avoir abandonné tout leadership dans la politique européenne. La population suisse se positionne pourtant clairement en faveur de la libre circulation des personnes et de l’accord-cadre (cf. sondages SRF et gfs.Bern). La libre circulation des personnes n’a pas d’effets négatifs sur l’emploi en Suisse. Au contraire, la Suisse est le pays qui profite le plus, par habitant, du marché intérieur européen, comme le montre une étude publiée en mai 2019 par la fondation allemande Bertelsmann.

La plateforme représente les intérêts des employés modérés en Suisse et s’engage pour une Suisse équitable et ouverte. Elle appelle le Conseil fédéral à reprendre la main sur le dossier européen et à communiquer clairement ce qu’il veut et où il veut aller. Daniel Josistch, président de la Société des employés de commerce, conclut : « Nous devons prendre les peurs au sérieux et les combattre à long terme par des mesures efficaces. La politique du sparadrap actuelle ne les fait que temporairement disparaître ».

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Associations d'employées "La plateforme"


La plateforme représente les intérêts communs dans la sphère politique et publique d’Employés Suisse, de la Société des employés de commerce, de l’Association suisse des cadres, de la Société zurichoise de gestion des ressources humaines et de veb.ch, l’organisation suisse des experts en finance, controlling et comptabilité. Ensemble, ces associations défendent les intérêts de quelque 88 000 membres sur des thèmes de politique de formation, de politique économique et de politique des employés. Le but est de concentrer leurs intérêts politiques supérieurs et de contribuer à la percée de solutions consensuelles et de compromis.

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