Pour 2011, il faut déjà compter avec des coûts de vie en hausse – entre autres en raison de l’augmentation des primes d’assurance maladie et de celle des frais des transports publics. En outre, de nombreuses branches et entreprises font à nouveau des bénéfices substantiels; ils doivent faire participer leurs salariés aux gains de productivité. De surcroît, il subsiste encore dans la structure des salaires en vigueur des inégalités qui s’ajoutent à celles des chances de promotion professionnelle ou à celles d’encouragement à la formation continue à des fins professionnelles.
Ces dernières années de crise, les salariés ont fait preuve de grande motivation, de flexibilité sur le marché du travail et de patience devant les modérations salariales. En revanche, en de nombreux endroits, surtout dans le secteur de la finance, les cadres supérieurs et les Top-Managers ont bénéficié de compensations de façon disproportionnée.
Le développement futur de l’économie sera profondément influencé par le pouvoir d’achat ainsi que la propension interne à consommer. Alors que certains segments de l’exportation manifestent encore en partie des faiblesses en raison de la situation de l’économie mondiale et que le franc suisse souffre de son renforcement, la demande interne a jusqu’ici résisté. Il est dans l’intérêt des entreprises de prendre en compte le maintien du pouvoir d’achat dans leur politique salariale. Or, l’estime du personnel s’exprime aussi dans une politique salariale qui fait participer tous les salariés à la reprise. Ainsi, les hausses de salaires répondent aussi à la nécessité de soutenir la consommation.
Les exigences salariales énoncées ci-après (voir tableau) sont des valeurs incitatives pour les employés de commerce, de gestion et de la vente dans les diverses branches. Ces exigences salariales reposent sur une compensation de l’inflation de même que sur les conditions-cadre dans les différents secteurs qui se répercutent sur les rémunérations des employés. Fondamentalement, dans certaines branches, des rattrapages sont justifiés par le fait que, ces dernières années, il n’y a pas eu – ou très peu – de compensation du renchérissement.





