En mars de cette année, pour l'ensemble de la Suisse, 17'500 jeunes femmes et jeunes hommes entre 20 et 24 ans n'avaient officiellement aucun emploi. Avec un taux de chômage de 5,1 %, cette catégorie d'âge se situe bien au-dessus de la moyenne de 3,4%. Beaucoup ont terminé leur apprentissage avec succès et sont encore très motivés, mais ils ne peuvent pas appliquer leurs connaissances nouvellement acquises - une situation particulièrement frustrante. „Notre société ne peut et ne doit pas rester passive devant un tel taux de chômage et une si grande augmentation de jeunes exclus du monde du travail", a souligné le conseiller national Mario Fehr, Président de la SEC Suisse, vendredi à Zurich lors d'une conférence de presse.
Pour lutter contre le chômage des jeunes, l'association des employé-s-s de commerce envisage plusieurs approches. Parmi les mesures économiques, il y aurait l'engagement professionnel des apprenti-e-s juste après leur certificat. « L'engagement professionnel après l'apprentissage apporte aux jeunes adultes l'expérience professionnelle que leur demande toujours plus le marché du travail », a expliqué Mario Fehr. Plus particulièrement, l'association lance un appel aux PME et aux autorités publiques, pour que le nombre actuellement trop restreint d'engagements professionnels après un apprentissage augmente.
Les jeunes qui doivent quitter l'entreprise qui les a formés peuvent élargir leur expérience professionnelle grâce à un stage professionnel. C'est pourquoi la SEC Suisse salue les efforts de la Confédération pour doubler, en partenariat avec l'économie, le nombre de ces stages. De tels stages ne devraient toutefois pas dépasser 3 mois et ils doivent être exclusivement réservés aux personnes demandeuses d'emploi, par éviter - selon l'association - l'apparition d'un second marché du travail occupant des forces de travail moins coûteuses.
Il existe un autre projet, tout aussi innovant, dénommé „Job Caddie" qui met des « forces vives » issues de l'économie au service des jeunes professionnels pour leur permettre de faciliter le passage de l'apprentissage au l'exercice du métier. Cela va d'un simple coup de pouce au Coaching pour une candidature ou par la mise en relations avec des contacts importants. Ces experts (bénévoles) qui ont une longue expérience professionnelle participent régulièrement à des supervisions et à des formations continues. Le projet pilote mené à Zurich par la Société suisse d'utilité publique est soutenu par la SEC Suisse et il devrait, en cas de succès, être étendu dans les prochaines années à toute la Suisse.
En plus des stages réalisés dans les entreprises réelles, il existe dans de nombreux cantons des entreprises virtuelles (dites „entreprises d'entraînement") dans lesquelles les jeunes au chômage sont stimulés à exercer les procédures de travail. Ces projets sont réalisés, entre autres, par les sections de l'association des employ-é-s-s de commerce. L'association propose maintenant aux cantons d'adapter le concept aux besoins des jeunes de 20-24 ans et de créer de nouvelles entreprises d'entraînement.
„Il n'existe aucun remède miracle contre le chômage des jeunes, mais de nombreuses approches ont montré leur efficacité", a précisé Andrea Ruckstuhl, directeur du Ressort Jeunesse de la SEC Suisse. „Ce qui est crucial, c'est qu'elles soient mises en application de toute urgence."





