Ce sont à nouveau les employés qui vont pâtir des fautes de la direction d'UBS. Les décisions erronées prises par ses membres vont tout au plus se répercuter négativement sur leurs primes mais pas sur leurs salaires déjà confortables. La SEC Suisse salue le fait que la majorité des suppressions de poste se fasse par le biais des fluctuations naturelles et en pourvoyant les postes vacants à l'interne, mais cela ne suffit pas. Une grande banque telle que l'UBS devrait pouvoir renoncer à tout licenciement.
En faisant preuve de volonté et d'imagination, l'UBS pourrait adapter ses postes de travail de façon à conserver le savoir-faire des employés qui constitue finalement un capital tout aussi important que l'argent sonnant et trébuchant. Ce serait aussi un signe de respect vis-à-vis des collaborateurs qui, en fin de compte, permettent à la banque de fonctionner. Renoncer aux licenciements constituerait également un signal de stabilité, ce dont la banque a besoin aujourd'hui.
La SEC Suisse demande à l'UBS de renoncer aux licenciements pour maintenir le savoir-faire des employés dans l'entreprise et pour lui assurer un développement durable.
Neuchâtel, le 6 mai 2008
Société suisse des employés de commerce
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