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Créativité et intelligence sociale à l’honneur

Certains métiers disparaissent, d’autres apparaissent en raison de la numérisation. Petit aperçu de scénarios contradictoires.

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Des dizaines d’études aux scénarios divers ont été menées ces dernières années pour évaluer les conséquences de la numérisation pour le monde du travail. Celle menée par des chercheurs de l’Université d’Oxford en 2013 estime à 47% le pourcentage d’emplois appelés à être automatisés dans les vingt prochaines années. Une étude de l’OCDE datant de 2016 l’évalue quant à elle à 10 %. On prédit ainsi que dans quelques années, il n’y aura plus de conducteurs de locomotive, ni de caissières. Les robots pourront même remplacer les chirurgiens pour certaines tâches.

Travail de bureau sur la sellette

Pour les emplois dans le domaine des achats, du controlling, du secrétariat, du personnel ou des services d’exploitation, l’étude d’Oxford est de bien mauvaise augure, puisqu’elle prévoit que neuf emplois sur dix deviendront inutiles. Les premiers touchés seront les emplois routiniers impliquant des tâches simples, ceux-là même qui constituaient une «chance» pour les personnes peu qualifiées.

Mais il y a aussi du positif. Une étude prévoit d’ici 2025 la création de 270 000 emplois en Suisse liés aux nouveaux champs d’activité (plateformes numériques, le crowdsourcing et l’économie du partage). Le rapport du Conseil fédéral publié en novembre sur les opportunités et les risques de la numérisation se veut aussi optimiste, puisqu’il prévoit davantage de création de postes que de suppressions. En effet, le travail des robots implique par exemple des tâches de conception, de développement, de programmation ou de commercialisation qui génèreront à leur tour des emplois.

Travailler avec le cœur

Quels sont les conséquences de cette évolution pour les employés? Que doivent-ils faire pour maintenir leur employabilité? «Les personnes qui disposent de compétences dans la robotique, l’analyse des big data ou l’apprentissage automatique disposent d’un avenir prometteur», explique Carl Benedikt Frey de l’Université d’Oxford. Il y a d’autres compétences clé: la créativité, l’intelligence sociale et le sens de la perception. Plus on doit se montrer créatif dans son travail, moins on risque de le voir confié à une machine. De même, les emplois qui demandent de savoir convaincre, soigner ou négocier impliquent de l’intelligence sociale et sont peu menacés, car il est très difficile à un robot de percevoir les émotions humaines. Enfin, il semble peu vraisemblable que l’on puisse confier à des ordinateurs des activités dans des contextes professionnels peu structurés qui requièrent des compétences communicationnelles.

Les ordinateurs nous sont supérieurs à bien des égards et les métiers qui se maintiendront seront ceux pour lesquels on ne travaille ni avec les mains, ni avec la tête, mais avec le cœur, explique le publiciste américain Thomas Friedmann: les métiers qui demandent de l’empathie et des compétences en psychologie, comme ceux du domaine des soins ou de la pédagogie, ont toujours un avenir.

Professions commerciales plus exigeantes

Dans les professions commerciales, la flexibilité ainsi que les compétences communicationnelles et numériques seront indispensables pour faire face au changement, comme le révèle une étude de la HWZ. Celle-ci conclut à une automatisation accrue des métiers routiniers, mais aussi de tâches plus complexes, en raison de la pression sur les prix. L’étude annonce également une distinction toujours moins nette entre les entreprises et les branches, un aplatissement des hiérarchies et une importance croissante de nouveaux champs d’activités.

Selon les auteurs, on exigera encore davantage des employés. Les compétences sociales et personnelles seront toujours plus valorisées. «Il sera courant de travailler pour plusieurs employeurs, sur plusieurs projets et au sein d’équipes différentes: cela impliquera de s’accoutumer constamment à de nouvelles constellations sociales et de disposer en conséquence d’excellentes compétences sociales et communicationnelles», explique Sybille Sachs, de la HWZ. Il faudra en outre être à même de traduire le stratégique en opérationnel, de servir d'intermédiaire entre les équipes et de communiquer de manière ciblée.

Article complet à lire actuellement dans le Context #12/2017.


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