kfmv_Startup_Single_31_0093_RGB_300dpi

30. mars 2016

Aperçu

Les partenaires sociaux veulent mieux utiliser le potentiel indigène en main d’oeuvre.

En raison de la force du franc persistante et de la situation au niveau de la main d'oeuvre,
l’industrie des machines, des équipements électriques et des métaux (industrie MEM) est
confrontée à des défis de taille. Par conséquent, les quatre organisations des travailleurs
Employés Suisse, SYNA - le syndicat, la Société des employés de commerce suisse,
l'ASC et l'association patronale Swissmem mènent un dialogue permanent et se sont une
nouvelle fois rencontrées fin mars à l'occasion d'une table ronde. Elles continuent de
s'engager pour l'objectif commun consistant à soutenir la place industrielle suisse et à
préserver le plus d'emplois possible en Suisse. Les partenaires sociaux ont décidé
d'analyser en commun et de manière plus approfondie les chances de la numérisation et
les mesures de formation nécessaires. De plus, un nouveau groupe de travail a été mis
en place pour trouver des solutions permettant de mieux exploiter le potentiel des
collaborateurs d'un certain âge.

Même si le cours de l'euro s'est légèrement redressé, la nouvelle surévaluation massive du
franc suisse met considérablement sous pression de nombreuses entreprises de la branche
MEM fortement orientées vers l'exportation. Selon une enquête de Swissmem, l’année dernière,
plus d'un tiers des entreprises sont tombées dans la zone déficitaire.

La Convention collective de travail (CCT) de l'industrie MEM constitue l'épine dorsale des
relations entre les travailleurs et les patrons et forme la base des différentes mesures servant à
atténuer les difficultés actuelles. Elle garantit ainsi le succès de la place industrielle suisse.
Dans le cadre de cette CCT, les associations mentionnées entretiennent un dialogue
constructif. Outre l'échange régulier dans les entreprises, les associations cherchent également
des solutions pour soutenir la place industrielle suisse. Ceci a été fait dernièrement à l'occasion
d'une rencontre des présidents. Les partenaires sociaux défendent les intérêts communs
suivants:

  • Pour contrecarrer la pénurie de spécialistes, il faut exploiter au mieux le potentiel
    indigène. La branche accorde une attention particulière aux collaborateurs âgés de plus de 50 ans, aux femmes et à la relève. De plus, au cours des dernières années, la branche MEM a développé une stratégie de la main d'oeuvre spécialisée. Outre des formations et formations continues de haut niveau, elle prévoit d'autres approches pour exploiter au mieux le potentiel de la main d'oeuvre indigène. Dans le cadre de cette stratégie, un nouveau groupe de travail, mis en place par les partenaires sociaux, analyse en détail le potentiel des collaborateurs d'un certain âge et les défis que pose l'occupation de ce groupe de collaborateurs précieux. Dans ce contexte, les partenaires sociaux veulent renforcer leurs efforts en vue du maintien à long terme de l'employabilité et de l'activité professionnelle des collaborateurs plus âgés.
  • Pour les partenaires sociaux, une réduction des moyens de financement dans le domaine de la formation, comme annoncée dans le message FRI, est une mesure
    critique en ces temps difficiles. Dans la perspective des défis à venir, c'est justement le développement du système de la formation professionnelle qui doit bénéficier d'un financement suffisant. En d'autres termes, il faut investir dans la population active hautement qualifiée et donc dans la place industrielle suisse.
  • «Industrie 4.0» ouvre d'excellentes perspectives à l'industrie MEM. Les partenaires
    sociaux sont persuadés que ce changement représente une chance considérable pour l'industrie suisse. En plus des solutions techniques, il est aussi indispensable de comprendre les conséquences de la numérisation pour la branche et les travailleurs et de tenir compte des besoins de la formation. C'est dans ce sens que les partenaires sociaux discutent ces thèmes en détail à l'occasion d'un atelier.
  • Les partenaires sociaux respectent l'indépendance de la Banque Nationale Suisse
    (BNS). Remettre ceci en question ne mènerait qu'à une situation d'instabilité et limiterait considérablement la capacité d'action. Ceci n'est pas dans l'intérêt de la place industrielle suisse. Cependant, les partenaires sociaux exigent de la BNS qu’au besoin elle reste active sur le marché des devises et qu’elle garantisse que le cours du franc toujours surévalué évolue durablement dans une marge raisonnable par rapport aux devises les plus importantes.
  • A moyen terme, les innovations sont le meilleur moyen pour préserver la compétitivité des entreprises et pour maintenir des emplois en Suisse. Les partenaires sociaux de l'industrie MEM sont ravis d'apprendre que le département de l'économie du Conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann envisage d'augmenter les moyens en faveur de la Commission pour la technologie et l'innovation CTI. Il est prévu qu'à l'aide de ces moyens supplémentaires, la CTI puisse financer, dans le cadre des mesures spéciales, des demandes approuvées de PME fortement sous pression.
  • L’UE est de loin le plus grand marché de l’industrie MEM. Il est donc important de
    conserver les accords bilatéraux et d'assurer ainsi un accès non discriminatoire au
    marché le plus important. Il n'est pas question que la mise en oeuvre de l'initiative sur l'immigration de masse le mette en danger. De plus, et pour préserver l'accord sur la recherche « Horizon 2020 », les partenaires sociaux approuvent l'extension de la libre circulation des personnes à la Croatie, qui dépend maintenant de la décision du parlement.

Employés Suisse, SYNA - le syndicat, la Société des employés de commerce suisse, l'ASC et
Swissmem réaffirment leur volonté de poursuivre leur engagement commun en faveur des
entreprises et de leurs collaborateurs pour une place industrielle suisse performante et
poursuivront le dialogue engagé de manière conséquente.

Contact

Karin_Oberlin_2013

Karin Oberlin

Responsable partenariat social
tél. 078 771 48 09