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19. mars 2018

Aperçu

Communiqué de presse des associations d’employé-e-s de la CCT de la location de
services.

Les associations d’employé-e-s déplorent la décision de l’organisation patronale Swissstaffing de suspendre les négociations pour une nouvelle CCT nationale de la location de services. En l’état, les exigences de Swissstaffing sont inacceptables et cette décision met en danger les conditions de travail de quelque 315 000 salarié-e-s. Les associations d’employé-e-s demandent un retour immédiat à la table des négociations.

Swissstaffing, l’organisation patronale des agences de travail temporaire, a suspendu aujourd’hui les négociations pour le renouvellement de la CCT de la location de services quelques heures seulement avant une rencontre à laquelle les partenaires sociaux s’étaient engagés à participer. Pour motiver cette suspension, Swissstaffing invoque entre autres la question du temps de travail. L’association patronale exige notamment des concessions inacceptables en matière de flexibilisation du temps de travail qui vont en dessous des dispositions de la Loi sur le travail. La protection du personnel voulue par le législateur ne
serait alors plus garantie.

Les salarié-e-s temporaires ont besoin d’une CCT

Pour les associations d’employé-e-s, il est donc essentiel que les travailleuses et travailleurs
temporaires soient protégés par une bonne CCT. La flexibilité du temps de travail est aujourd’hui déjà très élevée dans la branche, ce qui n’empêche pas les organes de contrôles de constater encore de très nombreux abus en la matière. Une flexibilisation accrue ne serait
envisageable qu’avec des mesures de compensation adéquates et de protection efficaces.

Avec la décision de ce jour, Swissstaffing met en danger la plus grande convention nationale en termes de salarié-e-s soumis. Celle-ci court jusqu’à fin 2018. Swissstaffing menace également le partenariat social qui a permis d’améliorer les conditions de travail de plus de 315 00 salarié-e-s et de redorer le blason de la branche. Les associations d’employés regrettent donc vivement cette décision et demandent un retour immédiat à la table des négociations.

Contact

Dominique Nussbaum

Porte-parole pour la Suisse Romande
tél. 032 721 20 71