Trouver un véritable emploi fixe après un apprentissage de commerce, ce n’est pas toujours si simple. Beaucoup de personnes récemment diplômées se posent alors la question de savoir si elles ne devraient pas plutôt faire un stage pour augmenter leurs chances de décrocher un véritable emploi fixe.
A la SEC Suisse, nous te recommandons de faire bien attention. Le stage est un réservoir de formation. En tant que tel, il te permet de compléter ta formation théorique par des expériences pratiques dans un domaine bien particulier. A la fin ou durant des études à l'école supérieure de commerce ou d'une école de commerce, le stage est particulièrement adéquat. De même si tu désires te lancer dans un nouveau domaine (par exemple, dans le secteur social ou dans le journalisme), un stage peut t'introduire au mieux dans la pratique. Il est parfois même un prérequis pour certaines formations.
L'acquisition d'une pratique professionnelle n'est toutefois pas une raison de faire un stage ! Avec un apprentissage réussi d'employée/employé de commerce, tu disposes déjà d'une expérience professionnelle de trois ans qui t'a permis de développer les capacités et les compétences indispensables. Une occupation dans un pseudo-stage, en général sous-payé, ne t'apportera pas grand-chose. Ceci est aussi vrai, si tu vises une autre branche à l'intérieur même du secteur du commerce, par exemple la publicité ou l'informatique. Puisque le concept de formation de base des employés de commerce repose sur l'ensemble des branches, tu peux considérer sans autre que tu disposes de compétences valables pour travailler dans les autres branches que celle dans laquelle tu as fais ton apprentissage. Pour toute intégration dans la vie active, une seule règle compte : chaque engagement nécessite un temps d'adaptation, qui débouche normalement sur un salaire régulier.
La plupart du temps, les offres de stage dans le secteur commercial se font de bonne foi : l'entreprise ne s'engage pas trop et elle croit donner à une personne récemment diplômée une chance de débuter. Il suffit d'en parler pour lever les quiproquos éventuels et trouver des solutions acceptables pour les deux parties. Par exemple, un engagement à temps partiel selon les possibilités de l'entreprise, au lieu d'un pseudo-stage à FS 2'000,- par mois.