Maîtriser tous les rouages pratiques de l'organisation, de l'administration, de la logistique et de l'intendance d'une entreprise nécessite beaucoup de bon sens et une méthodologie simple et efficace, basée sur des outils informatiques adaptés à des besoins spécifiques. C'est à quoi prépare la filière d'économiste d'entreprise ES. Contrairement aux économistes d'entreprise HES, ceux qui suivent la filière ES disposent, à la fin de leurs études, de compétences et d'expériences pratiques.
A l'issue de leur formation, les économistes d'entreprise ES sont aptes à assumer des responsabilités au sein d'entreprise tant au niveau de la direction opérationnelle que des processus de production qui l'accompagnent. De même, ils sont capables d'affronter les mutations économiques, sociales et écologiques ainsi que d'élaborer des solutions conçues dans le respect d'un développement durable.
Une formation polyvalente et pragmatique
En Suisse romande, des cours débouchant sur le diplôme fédéral d'économiste d'entreprise sont dispensés l'Ecole supérieure d'économie de Lausanne ainsi que dans celle de l'Ecole supérieure du canton de Neuchâtel. Elle préparent toutes deux à des candidats actifs dans la vie professionnelle d'acquérir, au cours de trois ans et demi de formation, les connaissances nécessaires pour que le candidat se voie délivrer le titre d'économiste d'entreprise diplômé ES.
Ceux qui s'intéressent à cette formation peuvent aussi opter pour une formation à plein temps qui s'étend sur une durée de deux ans.
La formation en cours d'emploi englobe 1500 périodes de cours auxquels s'ajoutent quelque 1800 heures de travail individuel ainsi que la réalisation d'un projet de fin d'étude. Les connaissances pratiques assimilées en entreprise assurent d'excellentes compétences en vue d'affronter les problèmes liés à la gestion d'une entreprise.
Les étudiants à l'épreuve du feu
L'examen que l'étudiant doit passer en vue de décrocher son titre est composé d'un travail de diplôme écrit basé sur les aspects pratiques de la gestion d'entreprise. A cela s'ajoute un certain nombre d'épreuves orales et écrites. Le travail de diplôme est mené de manière autonome et professionnelle. Sa finalité vise à gérer un processus en partant d'un exemple concret, tout en étant nourri par une réflexion théorique rationnelle. L'élaboration du travail de diplôme est basée sur un degré élevé d'implication pratique dans le cadre du déroulement des tâches à accomplir.
Les étudiants qui ont décroché leur diplôme peuvent ensuite se diriger vers un titre postgrade d'une école supérieure d'économie et être admis aux filières EMBA/MAS. Cela leur permet de gravir les échelons de la hiérarchie des entreprises en connaissant les détails de leur fonctionnement.
Les aléas d'une carrière professionnelle
Manuel Donze, patron de la société Oh!Box et fondateur du cabinet de recrutement et de conseils MDM convient de par sa propre expérience qu'un parcours professionnel est le plus souvent le fruit du hasard et que l'esprit d'entrepreneuriat se construit sur une masse d'expérience et pas forcément de titres ronflants. Pour lui, l'essentiel est d'avoir une attitude participative et de savoir déléguer si l'on veut réussir dans les affaires. Il mise beaucoup sur les réseaux sociaux, même s'il faut éviter ceux qui sont à la limite du divertissement, car ils présentent des dangers indéniables. «L'aspect intéressant d'un candidat est son côté pratique. Il faut qu'ils sachent écrire un mail dans les règles de l'art» avoue-t-il très prosaïquement. La compétence, c'est aussi de savoir engager une discussion et de savoir écouter. «Il y a une forte attente de la part des recruteurs pour ce type de profil» poursuit-il.
La formation reste pour lui extrêmement importante et le laps de temps pendant lequel on peut le faire s'avère très réduit. «Elle vous suivra pourtant tout au long de votre vie», rappelle-t-il. Pour lui, il faut pourtant aussi faire preuve de curiosité et surtout avoir confiance en soi. «On oublie vite les mauvaises expériences. L'essentiel est d'aller de l'avant et ne jamais avoir peur de repousser les obstacles».
Pour en savoir plus: www.es-n-co.ch





